| M. Sulli, maire d'Echirolles , revendique la mise en place d'un commissariat sur la commune. Or il ne s'agit pas de commissariat mais réellement de politique sécuritaire, non affichée par la majorité qui refuse de parler de sécurité au profit de tranquillité. Nous rappelons que la sécurité fait aussi partie des pouvoirs du Maire mais celui ci nous répond que la sécurité est une responsabilité de l'Etat ! |
| Monsieur le Maire, Le groupe d'opposition Echirolles autrement votera cette délibération car il est évident que les moyens actuels ne suffisent plus à enrayer les actes de délinquance sur la commune. Cependant, nous ne sommes pas d'accords sur les motifs évoqués dans cette délibération et souhaitons apporter à l'ensemble de ce conseil des précisions complémentaires.
Tout d'abord, sachez Monsieur le Maire que nous regrettons le manque de positionnement clair de la ville en matière de sécurité, manque illustré au premier plan, par l'absence d'un adjoint délégué à la sécurité, renforcé par un refus constant de parler de sécurité au profit de tranquillité. Il y a 10 ans déjà, Monsieur ROUVEYRE ici présent était nommé adjoint à la solidarité et la tranquillité publique. Sécurité ? Non ! Tranquillité disait-il ! Et pour M. Rouveyre, ce terme de tranquillité, je le cite : « traduisait surtout la volonté de la ville de positiver les problèmes ». Ce statut d’adjoint marquait clairement la façon dont l’équipe municipale entendait absorber les problèmes de délinquance et d’incivilités de la commune. Pour reprendre vos mots M. Rouveyre « la sécurité n’est pas un dossier que l’on traite, mais un climat que l’on entretien !! » Eh bien il aurait peut être fallu le traiter aussi, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Car c’est bien l’insécurité aujourd’hui que l’on a entretenue en laissant se créer des zones de non droit comme à Saintonge où au Limousin ou Village 2 encore, quartiers dans lesquels la police ne peut entrer sans risquer d’être blessée. La délinquance s’est installée confortablement dans nos quartiers il va être difficile de la déloger. Ainsi, il y a 3 ans déjà, l’on vous alertait des difficultés qui commençaient à émerger avenue du 8 mai 1945, vous avez répondu aux habitants de ne pas s’inquiéter, or aujourd’hui ça devient vraiment grave ! Alors tenez parole et engagez vous !
Nous pensons qu’en affichant plus clairement sa volonté de lutte contre l’insécurité, la ville gagnerait en crédibilité, car vous en conviendrez, Monsieur le Maire, il y a contradiction entre votre demande de commissariat et votre refus de parler de sécurité. Nous ne sommes plus dans les mêmes conditions qu’il y a quelques années et certaines dimensions, notamment démographiques, sont aujourd’hui à prendre en compte, et ce, dans l’intérêt de nos concitoyens. C’est un souhait que nous émettons et sur lequel nous vous demandons de vous positionner. Alors, vous allez nous dire que vos attributions en matière de police concerne la tranquillité et la proximité. Certes, développez la police municipale à la hauteur du nombre d’habitants, ça c’est de votre responsabilité. Plusieurs solutions sont envisageables : brigade de nuits, augmentation des effectifs, formation, armement…..Les mairies communistes sont souvent les dernières à développer leur police municipale. Dommage, il y a un début, continuez !!! D’autre part, nous souhaitons mettre en avant un certain nombre de points sur lesquels la mairie à des leviers d’actions qu’elle n’exploite pas Tout d’abord, des individus, identifiés comme délinquants, qui plus est récidivistes, ne doivent plus se voir attribuer ou garder un logement social. Dernièrement le 10/03/ au Limousin, vendredi 19/03 encore au limousin, interpellation de 2 individus pour trafic de stupéfiants, avec + de 27 kgs de haschish !. Et ne me dites pas que les familles ne sont pas au courant, ce n’est pas vrai : l’argent elle le voit, elles font semblant de ne pas savoir d’où il vient, elles le cachent (sous leur matelas) et elles en profitent ! Pendant ce temps elles continuent aussi de profiter de toutes les aides sociales. Si la Mairie n’agit pas, elle couvre et entretien ce climat dans le quartier. Deuxièmement, nous vous demandons de vous interroger sur l’efficacité de votre politique de mixité sociale engagée. La montée du Front national dans tous les bureaux de vote de la ville devrait vous alerter. Les faits se multiplient sur les nouveaux quartiers comme le centre ville ces derniers jours, actes de violences en réponse à l’intervention de la police sur un territoire qu’ils souhaitent s’approprier, voitures et locaux brûlés, magasins brisés etc…. La rapidité de développement des constructions associée au retard de politique de sécurité publique fait ressortir un manque de maîtrise, nous vous demandons de ralentir ! Par ailleurs, avant d’engager la création de nouveaux logements, comme évoqué dans le projet Novasud, il serait préférable de revoir certains de nos quartiers à l’image du village 2 : le quartier Saintonge par exemple est construit de telle façon que la police ne peut pas rentrer il faut le repenser face à la nouvelle délinquance. Tout est question de priorité ! Enfin, si nous avions un adjoint délégué à la sécurité, peut être aurait-il pu demander de faire partie des agglomérations tests pour la nouvelle police d’agglomération mise en place sur Paris et en test dans plusieurs agglomération françaises. La ville d’Echirolles émet souvent des vœux particuliers pour faire partie des communes tests en matière d’environnement ou d’urbanisme…. mais pas en matière de police et de sécurité ! Il y a là un manque évident d’investissement et de volonté. Pourtant cette police répondrait à nos attentes sur le bassin Sud. Il est facile, Monsieur le Maire, de mettre en évidence systématiquement les dysfonctionnements du gouvernement, mais il est plus difficile d’examiner ses faiblesses, et il est encore moins facile de les accepter et d’y remédier. Aujourd’hui nous payons le prix d’un manque de volonté initial qu’il va être difficile d’enrayer rapidement. La demande de commissariat n’est qu’un leurre, c’est une façon simpliste de se préoccuper de la sécurité ! Vous savez bien que l’implantation d’un commissariat de police répond à un schéma national d’organisation, nous ne sommes pas les seuls dans cette situation, il pousserait donc des commissariats partout ! Vous savez que ce commissariat est une illusion, mais vous entretenez cette illusion auprès de nos concitoyens au lieu de vous concentrez sur les vrais problèmes. Aussi, vous mentionnez de façon peu objective l’arrivée en juin 2009 des Unités territoriales de quartier qui font un travail remarquable dans les zones sensibles, permettant d’enrayer la petite délinquance quotidienne. Cette unité est présente aussi les dimanches et jours fériés. De plus, les effectifs de police nationale sont disponibles, ces derniers jours, la police est intervenue à 3 voitures en moins de 15 minutes sur pré Lagrange. Mais plus on multiplie les foyers plus il sera difficile de les éteindre et les gros foyers nécessitent plus qu’un commissariat mais une vraie politique. Avec le même manque d’objectivité, vous évoquez la charge future qui incombera aux collectivités avec la loi LOPPSI 2. Or cela ne nous concerne pas, le paragraphe auquel vous faites allusion s’applique pour une police municipale dont les effectifs sont supérieurs à 40 personnes. Ce n’est pas pout tout de suite !!!! D’après vos propos : « Echirolles mérite des forces de police à la hauteur du pôle de centralité urbaine économique et social qu'elle est devenue » Vous déplorez M. le Maire le décalage une fois de plus constaté entre les engagements publics de faire de la sécurité une priorité et la faiblesse des moyens octroyés à cette question essentielle ». La mise en place des UTEQS, les unités territoriales de quartier est une réponse. Les UTEQS reprennent le modèle de la police de proximité, elles ont été déployées pour rétablir le lien de confiance avec la population. Elles répondent aux problèmes d'aujourd'hui en s'attaquant à la spécialisation des missions et à la territorialisation. Rappelons que la police de proximité telle qu'elle avait été mise en place par la gauche était inopérante : si elle répondait bien à un besoin, elle avait 3 défauts principaux : la confusion sur sa mission, la précipitation de son installation et son manque d'effectifs. Mais les effectifs n’arrivent pas comme ça, vous le savez, et le coupable dans la montée de la délinquance sur notre commune ce n’est pas le gouvernement mais votre majorité qui, depuis des années à laisser traîner. Aujourd’hui vous en avez conscience mais il tard. Alors vous allez nous dire partout que vous avez augmenté le nombre de fonctionnaire de police municipale, que vous réclamez un commissariat que l’on vous refuse, la vraie question n’est pas là, il était temps de se réveiller, il est temps d’agir ! Il y a une différence entre tranquillité et sécurité, différence dans la connotation et surtout la définition. Le dictionnaire dit : la tranquillité : c’est ce qui n’est pas agité, bruyant, remuant / synonyme (calme, sage). La sécurité : c’est l’absence de danger. Aujourd’hui il s’agit bien de danger dont on parle à Echirolles, danger en direction des personnes par le développement d’une délinquance qui a évolué en gravité (vol à main armée, agressions, cambriolages avec violences, magasins et commerçants menacés). Je vous rappelle les pouvoirs du Maire : Le Maire est l’autorité compétente pour prendre et faire respecter les mesures nécessaires au maintien de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publics. La dimension à changer nous vous demandons de la prendre en compte par un engagement fort envers la sécurité. Le groupe Echirolles autrement ne peut se contenter d’une demande d’un commissariat.
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